vendredi 7 mars 2008

Les suites à l'honneur: Sin City II et Persépolis II

Et les deux albums du jour sont.....(roulement de tambour).... Sin City 2 : A Dame to Kill For et Persépolis II. Pourquoi les suites? Bon, pour Sin City, c'est parce que ( très logiquement) j'ai fini de lire le premier tome et, pour Persépolis, c'est parce que c'est la seule copie sur laquelle j'ai pu mettre la main (j'attends encore le premier tome). En raison de la récente sortie du dessin animé, la série connaît un regain de popularité et il y a une liste d'attente terrible à la bibliothèque municipale.

Persépolis II:

Je vais commencer cette chronique par avouer ma très grande ignorance. J'ignorais l'existence de cette série (pourtant mythique) jusqu'à ce que je me mette à lire les nombreuses critiques portant sur la récente adaptation cinématographique. Mais bon, vous devrez me pardonner cette lacune que j'ai, d'ailleurs, immédiatement cherché à combler. Bref, tout ça pour dire comment je suis tombée sur Persépolis II.

Le critique: Un très bon album qui mérite pleinement la réputation qu'il s'est taillé. Malgré la gravité du sujet, la lecture reste légère, agréable, facile. J'ai beaucoup apprécié et j'ai bien hâte de mettre la main sur les premier, troisième et quatrième tomes. Que puis-je dire d'autre de ce classique? Tout le monde le connaît déjà.

Comme il n'y a pas grand chose à ajouter, je passe à Sin City.

Sin City 2 - A Dame to Kill For:

Désolée si la critique du premier Sin City a été aussi virulente: le deuxième tome rachète largement les erreurs du premier.

Alors que dans The Hard Goodbye l'intrigue était simple, linéaire, et que le narrateur, Marv, n'offrait à son lecteur qu'une série de vulgarités, A Dame to Kill For est beaucoup plus complexe. Les personnages, d'abord, sont plus subtils, plus étoffés, et surtout, ambigus. On ignore s'il faut sympathiser avec Dwight et Ava, qui s'échangent le rôle de victime et de bourreau. De même, l'histoire est remplie de revirements, de coups de théâtres qui gardent le lecteur en haleine. Finalement, ce qu'il y a de bien, avec cette intrigue, c'est qu'elle se superpose à The Hard Goodbye. On y voit les mêmes personnages (Marv, Goldie, Wendy) qui interviennent parfois dans l'histoire de Dwight, mais on les revoit aussi, sous un angle différent, accomplir les mêmes actions que dans le premier tome (lorsque Marv et Wendy partent à la recherche de Kevin). Cette situation d'intertextualité et de temporalités parallèle rend le livre beaucoup plus intéressant.

Quant à l'image, celle-ci reste riche, même si elle n'est pas aussi poussée que dans The Hard Goodbye.

Bref, alors que Sin City 1 m'avait découragée, Sin City m'a convaincue de poursuivre ma lecture de la série.

Je termine en précisant que j'ai beaucoup aimé les femmes présentes dans l'album: Miho, Gail, Ava. Elles sont fortes, violentes, dangereuses, redoutables. Elle me rappellent beaucoup les tueuses du Deadly Viper Assination Squad, dans Kill Bill, mon film fétiche.

2 commentaires:

Yokai a dit...

Salut Noem,
Je viens de découvrir ton blog et je l'ai trouvé très intéressant dans sa diversité. Pour revenir à ton article , on constate que le cinéma a du bon. La littérature alimente abondamment le cinéma en matière et celui-ci le lui rend bien en médiatisant et popularisant les œuvres. Pourtant grand amateur du travail de Joann Sfar, Lewis Trondheim et David B., je ne connaissais pas, avant sa sortie au cinéma, Marjane Satrapi et le désormais fameux Persépolis.
A bientôt.

Noem a dit...

Merci d'avoir pris le temps de commenter mon article. :D

Quand au lien entre ciné et bd, je crois que tu as raison. C'est en fait grâce au film Immortel Ad Vitam que j'ai découvert la Trilogie Nikopol de Bilal et c'est grâce au film des frères Wrachowski que j'ai lu V for Vendetta. Tout dernièrement, j'ai fait la découverte de Frank Miller à l'écran avec 300 (ce qui m'inspire, entre autre, à lire Sin City).