lundi 29 décembre 2008

Des BD et des blogs

J'ai décidé de terminer l'année avec une "vraie" note qui abordera quelque uns de mes coups de coeur en 2008:

Les BD:

J'en ai parlé mille et une fois et j'en reparle encore, il s'agit de Pénélope Bagieu alias Pénélope Jolicoeur, qui tient le blog Ma vie est tout à fait fascinante. Eh bien, ma soeur, qui connaît mon admiration sans bornes pour Pénélope, et qui est également la frangine la plus cool de l'univers, a eu la gentillesse de m'offrir, ce mois-ci, pour Noël et pour mon anniv', les deux livres de Pénélope Bagieu. Eh oui, elle les a commandé exprès de France pour moi et ils ont traversé l'Atlantique pour se retrouver entre mes mains.

Le premier livre que j'ai reçu est Ma vie est tout à fait fascinante, c'est-à-dire la publication du blog éponyme. Perso, j'ai trouvé ce livre très chouette (il s'agit surtout de notes plus anciennes du blog, donc que je n'avais pas forcément lues). C'est un bouquin qui se lit extrêment rapidement (1 gag d'une "case" ou deux par pages) mais qui est, franchement, très drôle et qu'on peut relire plusieurs fois. On est, ici, dans l'auto-fiction.

Le second livres est Joséphine, la première BD de l'auteure. Il s'agit, cette fois-ci, d'une BD de fiction pure en format "classique", c'est à dire d'un album cartonné avec planches contenant plusieurs cases et chute à la fin. Joséphine, c'est de la chick litt à 100% et c'est très bien comme ça (si vous êtes une fille). L'univers de Joséphine fait beaucoup penser à Ma vie est tout à fait fascinante même si le ton reste assez différent. Il s'agit essentiellement d'une Bridget Jones française, moins idiote mais moins sympathique aussi, avec une famille richarde et chiante à souhaits. J'ai trouvé que c'était peut-être un peu moins drôle que Ma vie est tout à fait fascinante (qui était tout à fait désopilant en raison de son côté auto-dérisoire); en fait, Joséphine est drôle, mais un peu moins souvent. Cependant, l'humour est beaucoup plus méchant (avec souvent plus d'un niveau de lecture), ce qui m'a beaucoup plu. Enfin, selon ce que laisse entendre le blog de Pénélope aujourd'hui, il serait possible qu'une suite soit pour bientôt (et on l'espère!)

Les blogs:

Je termine avec deux blogs/sites qu'il faut absolument connaître (et que vous connaissez probablement déjà). Le premier, c'est le seul et unique Vie de merde que tout le monde connaît (ou du moins, à ce qu'il paraît, tout le monde en France). Une petite déprime? Vie de merde est la solution miracle: en lisant les entrées de ce site, on s'aperçoit que nos petits malheurs/accidents sont beaucoup moins grotesques que ceux des autres.

Ce site, sur lequel les gens relatent en 2-3 lignes un évènement humiliant ou ridicule qui leur est arrivé, fait dans l'auto-dérision pure, ce qui le rend tout à fait crampant. Tous les copains à qui j'ai montré ce site sont devenus accros comme moi. Y'a même un livre recueillant les meilleures entrées qui a été publié (et il est illustré par...oui, vous avez deviné...Pénélope Bagieu). Alors, si vous avez du temps à tuer ou du travail à remettre à plus tard, vous n'avez qu'à faire viedemerde.fr.

Mais je vous préviens, vous risquez d'avour du mal à arrêter.

Le second blog est un site en anglais qui a connu aux États-Unis (et accessoirement, au Canada) à peu près le même engouement que Vie de merde en France. Il s'agit d'un blog intitulé Stuff White People Like (Ce que les Blancs aiment). Encore une fois, il s'agit d'un site auto-dérisoire où les Blancs rient des Blancs et de leurs habitudes grotesques ou superficielles. Le blog se présente plus ou moins comme un guide ou un mode d'emploi qui permettrait à un Non-Blanc de comprendre les Blancs et de se lier d'amitié avec eux, à la manière des traités d'ethnologies du XIXe siècle ou des documentaires de National Geogrphics qui parlent des comportements sociaux de tel ou tel groupe animal. Vous allez me dire "Mais c'est raciste!". Plus ou moins, mais ce site est conçu par un Blanc, et lu (et apprécié) par des Blancs (comme moi) qui se reconnaissent dans ces commentaires et qui aiment bien rire d'eux-même. En gros, c'est une longue suite de private jokes. Les thèmes principaux sont les comportements parfois plutôt absurdes des Blancs ou encore l'immense sentiment collectif de culpabilité cultivé par les Blancs (mais qui ne débouche que très rarement sur des actions concrètes). Sommes toutes, c'est un site sympa qui ne se gêne pas pour passer le ridicule sous la loupe.

Le site: http://stuffwhitepeoplelike.com/

Et bien sûr, comme tout blog à succès, un livre est paru:


samedi 27 décembre 2008

Nouveautés et foire aux liens

Chose promise, chose due: vous aurez remarqué la nouvelle bannière du blog. Tous les commentaires (compliments/critiques) sont bienvenus. Sinon, Voici une petite note pour parler des autres nouveautés du blog:

Avis aux lecteurs/lectrices fidèles, dans les options, à droite, j'ai ajouté une fonctionnalité qui permet de s'abonner au flux RSS du blog.

De même, avis aux autres bloggeurs, la foire aux liens est ouverte. Le concept est simple: pour ceux qui désirent effectuer un échange de liens (j'affiche votre blog sur mon site, et en échange,vous affichez un lien vers quoidneufbd.blogspot.com sur votre blog),j'afficherai un lien vers votre blog dans la section sous le bouton "Échange de liens" (à droite). Pour ceux que ça intéresse, envoyez-moi un courriel ou laissez moi un message dans les commentaires. Cependant, deux choses: 1. Je n'afficherai votre site que si et seulement si vous affichez réellement un lien vers mon site sur votre blog, 2. Je me réserve le droit de refuser si votre site diffuse des propos racistes, sexistes, violents, injurieux, dégradants ou politiquement controversés. Sinon, tout est bon! Dites-vous que c'est comme la bourse mais en plus équitable (ce qui vaut mieux, par les temps qui courent).

Et hop, avec ces nouveautés et ce changement de design, tout est bon pour attaquer la nouvelle année.

jeudi 25 décembre 2008

Parcourir la toile en compagnie d'Enki

L'amour inconditionnel que je porte à Enki Bilal, le plus grand génie de la BD, semble être contagieux. En plus de cette petite note que j'ai faite à son sujet à l'automne dernier, on se souviendra, il y a presque un an, que j'avais affiché ce petit montage effectué dans photoshop sur ce blog, dans cette note:
http://quoidneufbd.blogspot.com/2007/12/montage-enki-bilal.html


J'avais également affiché ce petit montage sur DeviantArt à cette adresse:
http://digitalpoet03.deviantart.com/

Eh bien, que vois-je tantôt, en tapant "Enki Bilal" dans Google image? Ceci:



Et voyez où s'est retrouvé mon montage! Sur un blog en langue étrangère:

http://layloon.blogspot.com/2008/01/enki-bilal.html


Tout ça pour dire que la blogosphère est décidément très petite et que j'ai été récupérée ( je prend la chose comme un compliment) dans le but de diffuser l'oeuvre de Bilal à un plus large public. Néanmoins, ça fait toujours un effet étrange de tomber, par hasard, sur son propre travail cité par quelqu'un d'autre.

Sinon, comme c'est le 25 décembre aujourd'hui, joyeux Noël à tous.

lundi 22 décembre 2008

Back in black et Kemeko Deluxe

Surprise! Je ne suis pas morte! Eh oui, après vingt long jours de silence, je suis de retour, juste en temps pour un petit "coucou" avant Noël. Après un mois de décembre d'enfer (travaux de session, examens finaux, tempêtes de neige, -30 degrés celcius de température et grève du transport en commun), je suis finalement en vacances, ce qui me permet de rependre la plume (c'est-à-dire le clavier).

Comme vous l'avez peut-être (sans doute) remarqué, j'ai changé le format du blog (nouvelles couleurs, boutons à droite, etc.) Je travaille donc présentement sur une nouvelle bannière qui irait mieux avec cette nouvelle formule.

Bon bon bon...alors, quoi de neuf?

Pour ceux qui aiment le Jap'animé, il y a ce site très cool qui permet d'en écouter à volonté (en japonnais avec sous-titre en anglais, mis à jour régulièrement). Toutes les dernières productions y figurent (incluant des épisodes de dessins animés qui sont diffusés à la télévision japonnaise en ce moment). Et le mieux? C'est gratuit (oué!) et, si j'ose croire ce qu'on m'en dit, ce serait même légal! En ce qui me concerne, on m'a introduit à un dessin animé très chouette intitulé Kemeko Deluxe (un nouvel épisode est disponibles à chaque semaine). C'est un truc shonen (donc, qui vise les garçons), mais, ironiquement, presque tous les personnages sont des filles. Personnellement, je trouve ça absolument grotesque et hilarant. En résumé, c'est une fille plutôt sexy qui se "déguise" à l'intérieur d'un robot hyper-puissant (mais archi-laid) qui se nomme Kemeko et qui se fait passer pour une enseignante remplaçante auprès de jeunes étudiants de son âge. C'est une série 100% loufoque et plutôt aléatoire qui ressemble à ceci:



Apparament, selon cet article (en anglais), cette série s'appuie sur une série manga qui n'est pas encore traduite en anglais (donc encore moins en français). Pour ceux qui désirent visionner Kemeko Deluxe, ou n'importe quelle autre série (Dragon Ball, Naruto, Yu-Gi-Oh, Vampire Knight, Death Note, bref, tout), le site s'intitule Anime Junkie, et l'adresse est la suivante: http://www.anijunkie.com/

Enfin, pour terminer en musique en cette avant-avant veille de Noël, une petite chanson qui va très bien avec le thème d'aujourd'hui:


mardi 2 décembre 2008

Et patati et patata

Comme le titre l'indique, aujourd'hui je parle de pommes de terres. Les fans de la blogosphère auront sûrement reconnu là les dessins "patatoïdes" de Martin Vidberg. Je surfais sur son blog L'actu en patates et je suis tombée ce gag qui m'a fait bien rire.

C'est un petit gag qui tombe pile pour de début décembre, alors que Noël approche:

Perso, ça m'a beaucoup plus parce que ça m'a rappelé Le Malade imaginaire de Molière où on trouve tout plein de blagues sur les lavements et les poires (comme dans le nom M. Diafoirus).

Bon, alors, pour respecter les copyrights: Ce dessin est l'oeuvre de Martin Vidberg (merci à l'artiste de permettre de le reproduire). Il est tiré de son blog L'actu en patates: http://vidberg.blog.lemonde.fr/
Si vous aimez, vous pouvez également visiter son blog personnel
Everland
: http://www.martinvidberg.com/blog/.


samedi 29 novembre 2008

La fin est proche...

Je parle de mes travaux de session, bien sûr, ce qui explique pourquoi j'ai pas trop blogué dernièrement. J'ai pas encore fini mais en attendant, j'affiche quelques trucs.

Tout d'abord, y'a ce chouette strip de Phil Flikinger intitulé Blundergrads qui paraît dans The Fulcrum, le journal étudiant anglais de l'Université d'Ottawa. C'est un strip qui, grâce à un syndicate, paraît dans plusieurs journaux universitaires de langue anglaise en Amérique du Nord. C'est plutôt drôle car, comme le titre l'indique, ça raconte les déboires d'étudiants sous-gradués (c'est à dire les étudiants du baccalauréat, du premier cycle). Vous pouvez vous imaginer que le phénomène d'identification est assez fort et assez facile; c'est d'ailleurs plutôt typé comme univers. N'empêche, c'est bien rigolo et ça distrait les étudiants en période de fin de session.

Vous pouvez lire les strips de Blundergrads en cliquant sur ce lien: http://blundergrads.com/

L'autre truc, c'est webcomics.fr, une banque de webcomics gratuits en français. J'avais découvert ce site il y a quelques temps mais les webcomics que j'y avais lus m'étaient apparus comme moyens sinon médiocres. Cependant, comme il y en a une multitude, il est peu probable qu'il soient tous mauvais. Aussi, je suis tombée sur un strip plutôt drôle publié par un certain Wayne et qui s'intitule Foetus et Foetus (je sais, c'est plutôt morbide comme titre mais c'est vraiment comique, à condition d'avoir l'esprit ouvert).

Donc la page principale du site où vous pouvez sélectionner le strip de votre choix: http://www.webcomics.fr/

Foetus et Foetus: http://foetus.webcomics.fr/page/001#page


En terminant, histoire d'ajouter un peu de visu à cette note, deux viéos d'animation!

Le premier est un film d'animation canadien que j'ai vu au Festival d'animation d'Ottawa, en septembre dernier. C'est un court métrage (4 minutes) de Ed Beals qui a pour titre SExxxY Doll. C'est vraiment vraiment très drôle (et pas du tout vulgaire, contrairement à ce que laisse supposer le titre). La fin est trop bien. C'est une vidéo sans parole alors pas de souci pour ceux qui ne comprennent pas l'anglais:



Le second viédo est un bande-annonce pour un film d'animation japonnais qui a cherché à adapter Le médecin de campagne de Kafka. Déjà que Kafka est délicieusement glauque et étrange, je trouve que de mélanger ça à du japanimé, ça doit faire quelque chose d'à la fois explosif et dérangeant. C'est ce film là que je voulais voir au Festival d'animation mais finalement, à cause d'un contre temps, j'ai pas pu. J'étais surtout très curieuse de voir ce que ça pouvait donner alors dans le fond, la bande-annonce va suffir. La voici. Je vous préviens d'avance, c'est étrange:



jeudi 20 novembre 2008

Le sapin de Pénélope et de ses potes

Pour ceux qui aiment les blogs BD, ces chouettes petites enclaves du net où les auteurs partagent gratuitement leur travail avec nous, vous allez être bien contents de connaître le projet de Pénélope Bagieu, en cette saison festive.

Elle a mis sur pied un site qui s'intitule "Mon beau sapin" et qui serait une sorte de calendrier électronique de l'avant. À chaque jour, un auteur invité met un gag ou un dessin. Jusqu'à présent, ce sont Arthur de Pins, Ella (Boulet?) de Chicou-Chicou, Kek et Pénélope qui ont contribué. Mon petit doigt me dit qu'il y aura du Laurel ou du Boulet sous peu. Bref, ce sont toutes les célébrités de la bloguosphère qui se rassemblent pour nous faire plaisir.



Mais le mieux, c'est que ce site n'est pas seulement un endroit où on peut rigoler à tous les jours: pour chaque visiteur distinct, un don d'un euro provenant des revenus publicitaires du site ira à la Croix-Rouge française qui aide les familles défavorisées à Noël. Donc, vous visitez le site parce qu'il est drôle, génial, sympa, parce que vous aimez Pénélope, Arthur de Pins et compagnie et vous venez en aide à des gens. C'est une situation gagnant-gagnant! Alors même si, comme moi, vous n'aimez pas Noël, je suis certaine que vous aimerez le sapin de Pénélope!

Alors, pour s'y rendre, c'est simple, cliquez sur le lien suivant: www.monbeausapin.org


lundi 17 novembre 2008

La BD, la fin de session et Watchmen

Attention, étudiants de toutes les universités canadiennes: que vous le vouliez ou non, la fin de session, cette période bi-annuelle qui vous fait regretter d'être nés et qui vous permet de découvrir les joies d'une consommation abusive de café, est déjà de retour. Ça y est, le chrono est parti. À vos marques, prêts, go!

Alors voilà, désolée si j'ai pas trop tenu mon blog depuis le début du mois. C'est bien simple, j'ai rien à dire parce que je ne lis rien, outre mes lectures universitaires . Dernièrement, ça ressemblait à quelque chose comme: Une saison en enfer de Rimbaud, Le Horla de Maupassant, Les Anciens Canadiens de Philippe-A. de Gaspé, Aurélia de Nerval et les Poésies de Nelligan. Pas mal, hein? Et ça ne compte pas la lecture que je fais: a) pour ma recherche et mes travaux scolaires ou b) pour mon boulot. Mais, grosso modo, à part pour Les Anciens Canadiens, je n'ai pas à me plaindre car tous ces livres sont plutôt chouettes.

Pour ce qui est de la BD, j'ai lu le troisième tome de Naruto et le troisième tolume du Photographe, que j'avais acheté au Rendez-Vous de la BD de Gatineau, deux vieux albums des Femmes en blanc de Cauvin/Bercovici que j'ai trouvés par hasard dans une bouquinerie, le Voyageur du Mezosoïque, (vieil album de Spirou par Franquin que j'ai acheté il y a quelques années mais que je n'ai jamais lu auparavant) et la moitié de Watchmen, que j'ai dû retourner à la bibliothèque.

Pour les prochains jours, mon programme de lecture espéré ressemble à:

Watchmen (j'ai réussi à l'emprunter de nouveau et j'espère avoir la chance de terminer le lire cette fois-ci car ce livre est absolument génial. )

Jeunauteur, une nouveauté de BD québécoise qui fait fureur dans les librairies, à ce qu'il paraît.

J'ai aussi deux vieux albums de Tintin (également achetés à la bouquinerie) qui traîenent et ne demandent qu'à être lus.

Enfin, l'oeuvre au programme qui me semble la plus tentante (avec Watchmen): Mes hommes de lettres par Catherine Meurisse. J'ai commencé à le feuilleter. Délicieusement hilarant (surtout pour l'étudiante en littérature française que je suis).








dimanche 2 novembre 2008

Les Péchés Mignons d'Arthur de Pins (et surtout ceux de Clara)

Parce que la BD, c'est toujours plus chouette quand c'est gratuit, et parce que c'est bien de partager...

Je lis pleins de trucs gratuits en ligne. D'abord, il je continue de lire Nartuo (j'ai acheté les trois premiers numéros mais comme du #3 se termine en suspens et que je n'ai pas le prochain numéro sous la main, eh ben il s'agit du meilleur moyen d'assouvir sa curiosité). Les planches de Naruto son numérisées et traduites en anglais par des fan et postées sur Onemanga.com, un site très chouette qui met en ligne (gratuitement) la plupart des séries manga à succès. Alors si vous n'aimez pas Naruto mais que vous adorez les mangas, voici le lien du répertoire. Il figure aussi dans les liens à gauche.

Une autre série qui me plaît beaucoup, c'est Péchés Mignons d'Arthur de Pins. Les deux premiers tomes racontent les aventures sexuelles d'Arthur, un übersexuel avec hilarité. On peut suivre ses prouesses auprès de Clara, sa copine (avec qui il entretient une relation on/off). Le troisième tome, qui sortira bientôt, se concentre plutôt sur Clara, le pendant féminin de la série, qui se veut à la fois femme libérée et femme satisfaite.

J'aime beaucoup Péché Mignons parce que c'est une série tordante et sans prétention qui capte parfaitement les désirs et travers de notre société. Les personnages sont complètement dérisoires dans leur quête de l'amour ou simplement du plaisir. Ni les hommes, ni les femmes, ni même Arthur (un personnage semi-autobiographique) n'y échappent. Ceux qui aiment l'humour sexy, sans tabou en riront aux larmes. Arthur de Pins ne manque pas d'imagination et il n'a certainement pas froid aux yeux. C'est Sex and the City version BD (et version mixte).

Des extraits sont publiés chaque mois dans Fluide Glacial. Des extraits des deux premiers tomes sont disponibles gratuitement sur le site d'Arthur de Pins (aussi dans les liens, à gauches). Mais ce que je voulais surtout dire, c'est que huit planches du troisième tome sont publiées en avant-premiere ici.

Et en terminant, mon gag préféré de la série: http://www.arthurdepins.com/pict/BD_231V02-prev.jpg

vendredi 31 octobre 2008

Halloween

J'aime beaucoup l'animation, discipline corollaire à la BD et pour l'Halloween, j'ai décidé d'afficher ce petit clip de Disney. C'est un bon vieux classique de l'époque où l'animation était encore à ses débuts. Il s'intitule "Skeleton Dance" et il fait partie de la série "Silly Symphony". J'imagine qu'on peut y voir une sorte de danse macabre.



Donc voilà. Je vous reviens le mois prochain (c'est-à-dire dans quelques jours) pour une vraie note. D'ici là Happy Halloween.

mercredi 29 octobre 2008

Anniversaire et dédicaces

Cher blog,

Aujourd'hui, c'est ton anniversaire!!!


Et oui, déjà un an que je me marre à parler de BD (et de d'autres trucs aussi). Depuis, le blog m'a permis de faire un tas de choses (comme m'obliger à lire des tonnes d'albums et découvrir pleins de classiques) . Quelques bédéistes (et un éditeur, KSTR) ont même eu la gentillesse de commenter les critiques que j'ai faites de leurs albums (Cha, Maingoval, Philippe Nihoul). Enfin, mon blog m'a permis de me trouver un boulot super cool. Oui oui oui, tout ça en un an.

Inutile de dire qu'avec autant de trucs géniaux qui me sont arrivés, c'est reparti pour une autre année!

***

À présent, les dédicaces: comme je l'ai mentionné dans mon avant-dernière note, je suis allée, ce week-end, au Rendez-vous international de la BD de Gatineau. C'était vraiment très bien et je me suis beaucoup amusée. J'en ai profité pour demander deux dédicaces vraiment chouettes:



Vous aurez reconnu deux personnages venant de quelques unes de mes séries préférées: Jenny des Nombrils et Suzan Fitzroy de Lady S. Un grand merci aux artitstes, Delaf/Dubuc et Philippe Aymond.


Pour avoir plus de détails concernant le Rendez-vous international de BD de Gatineau, je vous conseille cet article: http://actuabd.com/spip.php?article7657

jeudi 23 octobre 2008

Une nouveauté Lewis Trondheim

Il est encore chaud, tout frais sorti de chez l'imprimeur. Il vient d'envahir les tablettes de votre libraire préféré (à moins d'être au Canada, comme moi). C'est le troisième opus des Petits riens de Lewis Trondheim. Vous pouvez vous procurer en version papier les notes qui vous font bien rire sur son blog (si ,comme moi, vous êtes parmi qui ceux qui adulez l'auteur pour son humour étrange). Après La malédiction du parapluie et Le syndrome du prisonnier, il s'intitule Le bonheur inquiet. Il continuera de nous plonger dans le quotidien anecdotique et absurde du dessinateur de Lapinot. Des heures de délice et de rires intérieurs s'annoncent...



L'album est publié aux éditions Delcourt (collection Shampooing). Les détails du livre sont ici.


dimanche 19 octobre 2008

Rendez-vous international de la BD de Gatineau

Juste un petit mot rapide que c'est ce jeudi que débute le Rendez-vous international de la BD de Gatineau, un des deux happenings BD du Canada (avec le Festival international de la BD francophone de Québec). Perso, j'irai faire un tour samedi et j'ai bien hâte. La programmation est assez intéressante (je note la participation de Philippe Aymond, le dessinateur de Lady S. ainsi que Delaf et Dubuc, le couple de bédéistes derrière les Nombrils, la série qui fait fureur.)

Ce qui est chouette avec cet évènement, c'est qu'il est complètement gratuit. Les activités se déroulent principalement au Musée canadien des civilisations (Hull) mais aussi à l'Université du Québec en Outaouais et à l'Alliance française d'Ottawa.

L'évènement se déroule du jeudi 23 octobre au dimanche 26 octobre.



Pour la programmation officielle et tous les détails: http://slo.qc.ca/rvibdg/bd_menu.html

vendredi 17 octobre 2008

Hollywood Hollywood

Bon, ce soir c'est vendredi et comme le week-end débute et que nous sommes tous crevés de nos semaines, c'est pas le moment de réfléchir trop fort. En fait, il vaut mieux végéter bien aimablement. C'est pourquoi je fais un (autre) spécial "Cinéma et BD"! Ouéééé!

Premièrement, la bande-annonce du Spirit, qui devrait sortir en 2009. C'est nul autre que Frank Miller qui se cache derrière cette mise à l'écran de la série de Will Eisner. Vous allez voir, stylistiquement, c'est très proche de qu'il proposait dans Sin City. Bien sûr, y'a des puristes qui ont hurlé au scandale mais moi je trouve qu'au contraire, ça risque plutôt de mettre la série au goût du jour. C'est moderniste mais on sent toujours le cachet "vieille BD". Et puis, j'ai tout simplement a-do-ré Sin City alors je me dis qu'un autre film du genre sera très bien.

Tout d'abord, le teaser:



Et puis: la bande-annonce au grand complet:



Deuxièmement, la bande-annonce de ce qui est probablement l'adaptation BD la plus attendue de la décennie. J'ai nommé celle de Watchmen, un autre chef-d'oeuvre signé Alan Moore. Je suis présentement en train le lire le roman graphique et je dois dire que c'est captivant. Côté promotion, on sait que Paramount met le paquet sur ce film et la sortie de celui-ci risque de faire couler beaucoup d'encre (surtout lorsqu'on connaît la position d'Alan Moore sur les adaptations cinématographiques de ses livrs). N'empêche: j'ai bien hâte moi aussi.



Et dernièrement, j'ai appris aujourd'hui qu'une adaptation filmée "live" de Dragon Ball devrait prendre l'affiche en 2009. Voici la bande-annonce. Je ne suis pas tout à fait convaincue de ce que ce projet donnera. (J'espère vraiment qu'il ne s'agira pas d'un projet commercial nul, compte tenu du statut culte de Dragon Ball). D'un autre côté, la bande-annonce est dramatique, épique , mais ne permet pas de voir grand chose à propos du film alors c'est difficile d'avoir une bonne idée de celui-ci. À vous de décider:



Enfin, si vous êtes resté sur votre faim ou si vous voulez quelque chose d'un peu plus intello, y'a cet article tout à fait fascinant (voir inquiétant) qui est paru sur ActuaBD.com ce matin et qui dresse un portrait particulier de l'exploitation de la BD américaine par le cinéma.

Bonne lecture et bon week-end!

dimanche 12 octobre 2008

Quand les universitaires s'intéressent à la BD...

Ils nous proposent souvent des ouvrages très chiants (avec une perspective intellectuelle littéraire post-moderniste qui n'a souvent rien à voir avec la BD). Mais il leur arrive aussi de nous proposer des truc géniaux (gasp!).

En travaillant sur un essai bibliographique pour une possible thèse de maîtrise (eh oui, je ferai partie de ces universitaires), je suis tombée sur ce livre très chouette intitulé Mythe et bande dessinée (Presses Universitaires Blaise-Pascal, 2006) qui propose des analyses tout en étudiant un corpus BD très varié et surtout très moderne (Hugo Pratt, Jodo, Le Chat du Rabbin de Sfar, Hayao Miyazaki, Régis Loisel, Benoît Peeters, etc.)


Perso, je recommande trois articles en particulier. Le premier est une analyse du motif du singe dans Dragon Ball. Bien que le sujet de la recherche (le motif du singe) ne soit pas extraordinaire, c'est surtout le fait que quelqu'un se soit penché sur Dragon Ball qui m'ait impressionné. J'ai souvent vu des recherches sur Tintin (il y en a d'ailleurs beaucoup trop) et sur Astérix, voire sur Enki Bilal mais c'est la première fois que je trouve un article universitaire sur Dragon Ball, une BD qui, selon moi, est d'un tout autre registre. Alors chapeau à Subvilay Bounthavy de l'Université de Paris III pour avoir osé nous présenter "Dragon Ball, du Roi des Singes au Super-guerrier".

Le deuxième article qui a attiré mon attention est consacré à la construction mythologique norroise dans Thorgal et s'intitutle "Thorgal: Hercule norrois de l'heroic fantasy?". En avril dernier, j'ai rédigé un travail universitaire pour un cours d'anthropologie littéraire qui portait sur les motifs mythologiques et anthropologiques dans Thorgal. Je dois dire que si j'avais eu ce livre sous la main à l'époque, ça aurait rendu ma recherche beaucoup plus facile car il s'agit plus ou moins de la même approche.

Cependant, l'article qui m'a le plus impressionné est "L'assassin comme mythe moderne: From Hell d'Alan Moore et Eddie Campbell". Pour avoir lu From Hell et avoir trouvé cette BD absolument géniale (ce qui confirme, encore une fois, qu'Alan Moore est un dieu vivant de la bande dessinée), je trouve que cet article dresse un portrait très précis et complet d'un graphic novel aussi complexe. N'oublions pas que From Hell est une vrai brique littéraire et que la psychologie des personnages est très développée. Il s'agit également d'un portrait cru mais réaliste de la situation des prostituées de Whitechapel à l'époque victorienne (et l'auteur de l'article a raison de qualifier From Hell de "livre féministe", même s'il est écrit par deux hommes). From Hell, c'est également une tentative de cristalliser une tourbillon médiatique sensationnaliste, ainsi qu'une série de théories autour de Jack the Ripper, et l'article réussit à saisir et présenter toutes ces composantes du livre. Bref, l'universitaire derrière cette réflexion, Antonio Bellestros, propose une analyse intelligente qui ne décevra pas les lecteurs de Moore.

mercredi 8 octobre 2008

Thorgal: la saga se poursuit...

Pour revenir sur ma dernière note concernant les nouveautés Dupuis du mois de novembre 2008, je tiens à préciser qu'il n'y a pas uniquement que pour cet éditeur que je fais de la pub. La preuve, aujourd'hui j'aborde une nouveauté du Lombard. Il s'agit du 31ème opus de Thorgal, intitulé Le bouclier de Thor. Il s'agit également du deuxième album produit par le tandem Sente/Rosinski (Van Hamme ayant signé son dernier numéro avec Le Sacrifice.)

Notre viking préféré ayant plus ou moins pris sa retraite avec le tome précédent, Moi, Jolan, ce seront les péripéties du fils qui se poursuivront dans Le bouclier de Thor. Jolan ayant réussi l'initiation du redoutable Manthor, on devrait connaître la suite de son aprentissage de la magie rouge. De même, les origines troubles d'Aniel et de Kriss nous ayant été révélées avec Moi, Jolan, il sera intéressant de savoir comment réagiront Thorgal et Aaricia.


Tout ça pour dire que j'ai très hâte à la sortie de ce nouveau numéro, Thorgal étant ma série d'heroic fantasy préférée. D'après les rumeurs qui circulent, l'album devrait être en magasin dès le 14 novembre.

Bonne lecture!

samedi 4 octobre 2008

La catalogue alléchant des éditions Dupuis

Il n'y a pas à dire, Dupuis nous gâte. Pour le mois prochain, l'éditeur nous réserve trois albums qui méritent notre attention.
1. Aux sources du Z: N'y voyez là rien de moins que le cinquantième album de Spirou et Fantasio! Il s'agit également d'un adieu pour le tandem Morvan/Munuera qui nous livrera son quatrième et dernier Spirou. Pour ce numéro spécial, ceux-ci seront aidés au scénario par Yann (qui nous avait livré Le tombeau des Champignacs avec Tarrin). Ce nouvel album élucidera peut-être les incohérences de Paris-sous-Seine puisqu'il s'agit de sauver Miss Flanner (oui, la méchante) qui est en fait l'amour de jeunesse de Champigac et de ... Zorglub (et oui, le titre l'annoçait bien). Que pouvons-nous espérer de cet album? Un flop comme Spirou à Tokyo ou bien un chef-d'oeuvre comme L'homme qui ne voulait pas mourir?

En attendant de connaître la réponse à la question, des extraits sont disponibles en pré-publication sur le site de Dupuis (cliquez-ici).

N'oubliez pas la bande-annonce:



2. La voie et la vertu: Largo Winch! Largo Winch! Largo Winch! Ça fait plusieurs fois que je parle de ce nouvel album auquel j'ai très hâte. Un extrait et une nouvelle bande annonce sont disponibles. J'ai trop hâte de revoir le plus beau mec de la BD (et le plus riche de surcroît). Nous saurons enfin comment se terminera le dyptique entamé avec Les trois yeux des gardiens du Tao où le James Bond de la haute finance était prisonnier en Chine.

La bande annonce:



Les extraits: cliquez ici


3. Une taupe à Washington: Aymond et Van Hamme signent un cinquième tome de Lady S. qui promet. Une taupe s'est introduite à la Maison Blanche, des documents ont disparus de Bureau Oval et les soupçons se tournent vers les Fitzroy. Un album qui annonce beaucoup d'action et d'intensité. La question se pose toujours: Qui est Lady S.? Shania ou Susan? Il faudra lire le nouvel opus de cette série d'espionnage.

La bande annonce:


Les extraits: cliquez ici



Tout ça pour dire qu'avec tous ces albums, je commence à avoir vachement hâte à mon anniversaire.

vendredi 3 octobre 2008

Les Chicous de retour?


Depuis sa dernière note touchante, en juillet dernier, Chicou-Chicou, l'un des blogs les plus chouettes ressuscite le temps d'un clin d'oeil. C'est ce que le coloré Boulet annonçait ce matin. En effet, Ella (Boulet?) vient de publier une petite note qui servirait d'épilogue.

Il s'agit d'une petite réunion que se paient Claude, Juan, Ella, Frédé et Fern, à présent de riches et distingués vieillards, dans un manoir digne de romans gothiques.

Y a-t-il là une continuation possible pour le blog? Est-ce seulement une note d'Ella pour tromper l'ennui? Les autres Chicous seront-ils de la partie pour ce dernier adieu?

La suite sur chicou-chicou.com

samedi 27 septembre 2008

Chronique de lecture hebdomadaire: Le photographe et Naruto

Cette semaine...

Je recommande l'album: Le photographe par Guibert, Lefèvre et Lemercier. Un très bel ouvrage qui me rappelle beaucoup les Chroniques birmanes de Delisle (même si Le photographe est paru avant). Didier Lefèvre, un photographe, se rend en Afghanistan (alors plongé en pleine guerre avec les Soviétiques) où Médecins sans frontières lui a commandé un reportage. Il suit une expédition de médecins pendant plusieurs mois, devant traverser une chaîne de montagnes clandestinement, en caravane d'ânes, à l'insu des Russes et accompagnés de guerriers Moudjahidines. Y'a pas à dire, c'est l'aventure d'une vie. Didier est alors témoin des atrocités de la guerre, de la dévotion des médecins, de l'accueil chaleureux des habitants de la mission de MSF. L'album est un mélange des photos prises par Lefèvre pendant son voyage mais aussi d'un scénario et d'illustrations de bd plus "traditionnelle". Il y a trois tomes. Je n'ai pu mettre la main sur les deux premiers. J'espère trouver le troisième bientôt. Avis aux intéressés, Dupuis Aire Libre vient de faire paraître une édition intégrale.


Les livres que je lis sont: (études universitaires obligent) Louis Lambert de Balzac, Les Anciens Canadiens de Philippe Aubert de Gaspé, Le rapport Durham de Lord Durham. Rien de bien excitant ni de recommandable quoique le rapport Lord Durham est intéressant, dans une perspective historique. En bd, je viens de terminer l'intégrale de Cinémastock d'Alexis et Gotlib (ce truc est vraiment pissant de rire) et le premier tome des Moomins, Moomin and the Brigands de Tove Jansson (j'ai lu la traduction anglaise, publiée en version de luxe chez l'éditeur canadien Drawn and Quaterly).


Les publications que j'ai entre les mains et que je lirai sous peu: Un numéro de Shonen Jump, la version nord-américaine du magazine de Naruto. La publication se lit de droite à gauche (c'est fou ce que c'est exotique pour une Nord-Américaine) et contient des extraits de Naruto en prépubliation. Comme il est traduit et imprimé aux États-Unis (en anglais, évidemment), ce magazine est beaucoup moins cher ici que le sont les publications européennes telles que Fluide glacial, L'écho des savanes ou Psikpat. À noter que les mags européens sont également presque introuvables (mais j'ai mes contacts, héhé). J'ai également le dernier numéro de Safarir mais j'ai la flemme de le lire. Je trouve que ce magazine empire à chaque numéro (et zut, j'y suis abonnée).









Je salive en pensant à: la publication, en novembre prochain du nouveau Thorgal (qui aura pourt titre Le bouclier de Thor) de Sente et Rosinksi et du nouveau Largo Winch. Comme l'indique la bannière du blog, ci-haut, j'ai un véritable penchant pour ces deux séries (et pour tout ce que fais Jean Van Hamme en général). Voilà, la vérité est sortie, j'aime ce genre de bd commerciale aussi. Tout le monde a droit à son péché mignon.



dimanche 21 septembre 2008

Animer la mort: When the Day Breaks

Pour revenir sur mon sujet d'hier, le Festival d'animation d'Ottawa, j'ai choisi d'afficher le court-métrage qui m'avait plu le plus parmi ceux que j'ai visionnés. Il s'intitule "When the Day Breaks" (peut être traduit en quelque chose comme "À l'aube du jour"). Il a été diffusé au festival dans le cadre d'un évènement consacré à l'animation canadienne provenant des villes de Calgary et d'Halifax. (Vous allez voir, avec le hockey, c'est vraiment typiquement canadien). C'est un film réalisé en 1999 par Amanda Forbis et Wendy Tilby d'environ 10 minutes. Même si le titre est anglais, le film est surtout muet. Ce film m'avait plu parce qu'il était simple et touchant. Je trouvais également les plans très originaux. (Le clip vidéo, trouvé sur Youtube, est de mauvaise qualité, malheureusement.)

samedi 20 septembre 2008

Kiki et l'animation

Cette semaine, j'écris un mot rapide pour dire deux choses:

1. Le Festival d'animation d'Ottawa: Oyez oyez à tous les amateurs de films d'animation (qui sont souvent aussi, comme moi, des amateurs de BD). Ce week-end se déroule la 33e édition du Festival d'animation d'Ottawa. Alors pour tous ceux qui sont dans le coin, ne ratez pas cette occasion. Il s'agit du plus grand festival d'animation en Amérique du Nord! (Et, à ce qu'il paraîtrait, le deuxième en importance au monde. D'ailleurs, quand on connaît bien les contributions canadiennes dans le monde de l'animation, ce n'est pas surprenant que ce genre de festival se tienne chez nous. Après tout, où serait l'animation moderne sans les studios Pixar, originaires de Montréal? Mais bon, fin de la minute patriotique). Bien sûr, si vous êtes un fan, un vrai, vous savez qu'il ne s'agit pas d'un festival pour enfants à la Disney. Il s'agit plutôt d'une veine dans laquelle les amateurs de Persepolis se rertrouveront (je cite ce film au risque de faire cliché car c'est un des rares films d'animation artistique pour adultes, avec les Triplettes de Belleville, qui aie connu un succès critique et commercial considérable).

Personellement, j'y suis allée hier, et j'ai visionné une série de courts-métrages canadiens. Certains étaient drôles, d'autres tragiques et touchant, d'autres absurdes et d'autres tout simplement déstabilisants (ça allait du très macabre au psychédélique). Tout ça pour dire que chacun peut y trouver son compte et que le résultat est pour le moins intriguant.

Il y avait également une série de films d'animation japonaise qui avaient l'air vraiment super (dont une adaptation de Kafka) mais faute de temps je n'ai pu y assister.

Bref, si ça vous intéresse, les films sont à l'affiche un peu partout en ville: au Bytowne (bien sûr) mais aussi au Musée canadien des civilisations, au cinéma Empire du Centre Rideau, au Musée canadien des beaux-arts, à la Cour des Arts etc.

Je vous laisse deux liens:

a) Le site officiel du festival avec toutes les info pertinentes pour ceux qui désirent y participer.

b) Un article intéressant qui décrit l'importance, la programmation et l'histoire du festival dans La Rotonde, le journal étudiant français de l'Université d'Ottawa


2. Kiki de Montparnasse: Il s'agit du livre que je recommande cette semaine. Je viens de terminer cet album qui figurait au palmarès officiel du Festival d'Angoulême 2008 (il s'agissait de l'Essentiel FNAC SNCF). Ce roman graphique, qui décrit la vie d'Alice Prins, devenue célèbre en tant que modèle de tableaux et de photos (celles de Man Ray, par exemple), mais aussi en tant que chanteuse, peintre et comédienne durant l'entre-deux guerres. On la surnommait Kiki, la reine de Montparnasse. Femme courageuse et libérée, elle fréquentait les grands artistes de ce temps: Robert Desnos, Tristan Tzara, Jean Cocteau pour n'en nommer que quelques uns. Ses mémoires furent même traduits par Ernest Hemingway. Si vous avez quelques heures de libres et que réussissez à mettre la main sur cet ouvrage volumineux, je peux vous assurer que vous ne regretterez pas cette lecture.

Un dernier lien: Le livre sur le site du Festival.

samedi 13 septembre 2008

Le génie d'un Enki Bilal

Enki Bilal est de loin mon bédéiste préféré. Paradoxalement, c'est plutôt à travers le cinéma que j'ai été initiée à son oeuvre. Un soir où je zappais bêtement devant la télé, je suis tombée sur des extraits d'Immortel ad vitam. Le lendemain, intriguée par ce que j'avais vu, je fais des recherches sur Internet et j'apprends que ce film est une adaptation de la Trilogie Nikopol.

Je me suis donc mise à chercher une copie de ce film étrange et fascinant et, accessoirement, je me suis mise à lire la Trilogie Nikopol. Les trois livres de la trilogie, La foire aux immortels, La femme-piège et Froid équateur sont excellents. Le premier tome est surtout politique et le récit est structuré de façon logique: Nikopol, un prisonnier politique, est manipulé par Horus pour prendre le contrôle du gouvernement de la cité-État de Paris. C'est une sorte de combat entre les ultra-fascistes et les sociaux-démocrates dans un univers dystopique mêlé de mythologie égyptienne. Dès le deuxième tome, on dénote immédiatement une coupure. L'intrigue politique est évacuée pour faire place à l'histoire confuse d'une Jill Bioskop en délire. La structure de cet album est aussi belle que déstabilisante. Finalement, Froid Équateur est une sorte de compromis entre les deux premiers tomes. Une trame narrative logique est présentée (Niko, fils de Nikopol, cherche à retrouver Jill Bioskop, disparue sans laisser de traces après un drame étrange). Mais à ce récit linéaire se mélange les buts confus d'un Nikopol désormais incapable de s'exprimer en raison d'une logique et d'une langue complètement disloquées. Le tout se déroule dans une Équateur City sous l'emprise inquiétante d'un conglomérat économique.

Dans cette série, Bilal se distingue autant pour la beauté de ses images que l'atmosphère languissante qui se dégage de son scénario. À ceci se mêle un spleen baudelairien remarquable évoqué à l'aide d'extraits des Fleurs du mal. Je dois admettre que cette oeuvre a complètement bouleversé mon approche de la BD car j'ai compris que le neuvième art pouvait produire de la grande littérature. On y ressent une véritable essence.

J'ai cru qu'avec la Trilogie Nikopol, Bilal avait atteint la perfection en BD. Mais j'avais tort car avec sa série suivante, la Tétralogie du Monstre, l'auteur s'est avéré encore plus sublime. Cette fois-ci, il tente d'exorciser ses souvenirs de la guerre en Ex-Yougoslavie à travers le destin de trois humains, Nike, Leyla et Amir, nourrissons et voisins de lit pendant la guerre qui, une fois adultes, se cherchent. L'album aborde l'obscurantisme religieux, l'art moderne, la mémoire, la guerre et l'amour sous un angle complètement neuf. Encore une fois, il s'agit moins de comprendre logiquement une histoire que de se laisser enivrer par un scénario à la fois onirique, amer et tendre. La poésie de Baudelaire qu'on avait inséré dans la Trilogie Nikopol a été remplacée, cette fois-ci, par un dialogue minimaliste, épuré et poétique en lui-même. C'est comme lire de la poésie en prose. Avec cette tétralogie, Bilal se surpasse aussi dans le dessin. Il nous présente, cette fois-ci, des planches "salies" où les traits de pinceaux nous illustrent un monde trouble, flou, brumeux. Il est désormais difficile de discerner des frontières entre la réalité représentée et les fantasmes des personnages (à moins qu'il ne s'agisse des fantasmes de l'auteur lui-même). Quoi qu'il en soit, avec cette série, Bilal nous offre du grand art, autant au niveau de l'écriture que du dessin.

à part ces deux grandes oeuvres majeures, Bilal a réalisé nombre d'autres albums superbes. Je me suis récemment mise à lire ses premières oeuvres, pour la plupart réalisées avec le scénariste de science-fiction Pierre Christin. La première grande série du tandem Bilal-Christin serait la trilogie des Légendes d'aujourd'hui qui regroupe trois volets: La croisière des oubliés, Le vaisseau de pierre et La ville qui n'existait pas. Avec ces albums datant des années 1970, Bilal et Christin ont proposé un genre fantastique moderne capable de combiner l'imagination et la science-fiction avec le climat de la France d'alors. C'était l'époque des grandes idéologies politiques et ce sont ces idéologies qui empreignent les trois albums. On brosse le portrait de sociétés ouvrières, de paysans sans avenir ou encore de pêcheurs menacés. Mais le regard des auteurs parvient à rester critique: pour eux, il est clair qu'il s'agit de fiction et de fantastique.

Dans une veine semblable, Pierre Christine et Enki Bilal ont également livrés deux albums, Les phalanges de l'Ordre noir et Partie de chasse, qui abordent avec nostalgie les idéologies du passées. Cependant, il ne s'agit pas, dans ce contexte, de science-fiction. Dans les Phalanges de l'Ordre noir, d'anciens soldats (il s'agit presque de vieillards) qui avaient rejoints les bataillons internationaux, pendant la guerre de civile espagnole, se réunissent afin de lutter contre leurs rivaux franquistes qui ont récemment repris du service. Ces derniers forment une milice, Les Phalanges de l'Ordre noir, qui, au nom d'un faschisme et d'un christianisme violent, perpétuent des massacres et des attentats terroristes en Europe. Dans Partie de chasse, d'anciens militants communistes des pays de l'Est se réunissent pour une partie de chasse qui, finalement, n'est qu'un meurtre politique déguisé. Dans les deux cas, le message des auteurs est clair: le temps des grandes idéologies est révolu. Les militants, qu'ils soient communistes, franquistes ou encore démocrates sont nostalgiques et désillusionnés par la tournure des évènements, à l'approche de la fin du siècle.

Par après, Bilal s'est mis à travailler sur des albums de science-fiction à saveur satirique. Dans Mémoires d'outre-espace, album où il est, cette fois, scénariste et dessinateur, Bilal se sert d'un décor de space-fantasy pour rire des troubles politiques de l'époque. Les régimes, démocratiques ou totalitaires ne sont pas épargnés dans leurs conquêtes de peuples et de territoires. L'humour noir et l'ironie sont souvent au rendez-vous. Plusieurs clins d'oeil sont d'ailleurs lancé à Stanley Kubrick, qu'il s'agisse d'allusions à Doctor Strangelove ou encore à 2001 Space Odyssey. La guerre froide se fait bien sentir dans ces albums.

Bilal fait également de l'illustration de livres. C'est le cas, par exemple pour Un siècle d'amour, un superbe recueil de nouvelles poétiques que j'ai découvert par hasard à la bibliothèque. Dans ce livre, Dan Franck, l'auteur et Bilal, le dessinateur rendent hommage aux femmes du vingtième siècle. Elles sont révolutionnaires bolchéviques en Russie, victimes de Guernica, travailleuses à New York en 1939, pinanistes fuyant les progroms, militantes pour les droits des Noirs aux États-Unis, ballerines à Sarajevo en 1914, victimes de la bombe d'Hiroshima ou bien elles tentent de traverser le mur de Berlin . Elles sont évoquées avec respect et tristesse. Cet ouvrage est magnifique.

Il existe plusieurs autres albums ou livrent illustrés d'Enki Bilal que je n'ai pas encore lus mais je tenais à partager les lectures que j'ai faites. Chacune d'entre elles m'a convaincu que la BD peut être un grand art et que Bilal est sans doute l'un des plus grand artistes contemporains.

Je vous laisse avec ce lien d'un site amateur en hommage à Bilal. C'est de loin le meilleur site que j'ai vu à son sujet. Il est également dans les liens, à gauche, depuis longtemps.

http://bilal.enki.free.fr/oeuvres.php3?quelles_oeuvres=albums


Pour lire un article déjà paru sur ce blog à propos d'Immortel ad vitam, cliquez ici.

samedi 6 septembre 2008

Karoutcho!

C'est la rentrée, je suis occupée et j'ai pas grand chose à dire sinon que...

Manu Larcenet annonce sur son blog qu'il vient de terminer le cinquième tome du Retour à la terre (YES!). Alors, avec un peu de chance, on devrait avoir ça pour bientôt.

Le lien: http://www.manularcenet.com/blog/?p=915



C'est tout. Comme on dit en anglais, "short and sweet".

>>>> Edit: Le tome 5 aura pour nom: Les révolutions. Pour voir la page couverture, cliquez ici.

jeudi 28 août 2008

Un Canadien, une Française et leur fils au Myanmar: Chroniques birmanes par Guy Delisle

Ceux qui s'intéressent à la BD dite indépendante connaissent bien Guy Delisle. Après avoir publié ses premiers albums chez L'Association ainsi qu'un album chez l'éditeur québécois La Pastèque, il vient de publier deux livres chez Delcourt dans la collection Shampooing (collection dirigée par Trondheim).

Guy Delisle s'est d'abord fait connaître pour ses albums Shenzhen (L'Association, 2000) et Pyongyang (L'Association , 2003). Le premier livre raconte le séjour de l'auteur en Chine où il travail à un projet d'animation pour Dupuis (Papyrus), en collaboration avec des studios . Dans Pyongyang, Delisle nous fait part de son voyage en Corée du Nord où il a été envoyé, encore une fois, pour travailler sur un projet d'animation . Dans Chroniques birmanes (2007), cette fois, c'est au Myanmar qu'il se rend. Comme quoi l'auteur commencer à bien connaître les régimes dictatoriaux d'Asie.

Nadège, une médecin français, est envoyée au Myanmar en mission pour Médecins sans frontières. Guy, ainsi que leur fils Louis (d'âge pré-scolaire), l'y accompagnent. Ils y resteront pour plus d'un an. La famille habite dans une maison de Rangoon et le livre raconte surtout les aventures de Delisle, papa au foyer qui s'occupe de Louis, entre deux planches de BD. C'est une chronique d'anecdotes où l'on parle de tout et de rien: l'exploration "exotique" de rayons alimentaires dans un supermarché étranger, les cours d'animation qu'il donne à de jeunes Birmans, un séjour effectué dans un monastère bouddhistes, les réunions de "baby-clubs" où d'autres mamans amènent leurs enfants, sa volonté de se trouver un "sponsor" de l'ambassade australienne afin de pouvoir devenir membre de " L' Australian Club" (un "country club" sélect pour expatriés) etc.

Outres ces cocasseries, on y parle également de la censure gouvernementale, de la difficulté qu'ont les ONG d'opérer "sur le terrain", du travail de Médecins sans frontières dans le pays, de la pauvreté de certains habitants, de la répression et du combat de la militante Aung Sang Suu Kyi.

Chronique birmanes c'est tout ça, mais c'est aussi un récit autobiographique touchant, intime qui, malgré la lourdeur de certains sujets, parvient à rester cocasse et léger. C'est un livre captivant qui se lit d'un seul trait. Le succès critique ne dément pas. Mais tout cela n'est pas sans raison: Chroniques birmanes confirme que Guy Delisle est un bel et bien génie de la BD et un grand nom de la BD québécoise.

vendredi 15 août 2008

Comment succomber à la Trondheimanie

Chers lecteurs,

Tout d'abord, mea culpa. Je n'ai pas écrit depuis le premier août, soit depuis plus de deux semaines, alors que j'essaie d'écrire minimum une note par semaine. Mea culpa, mea culpa (*imaginez-moi en train de me battre la poitrine, de me flageller ou de faire quoi que ce soit d'autre qui vous fasse plaisir*).

Bon, magnanimes lecteurs, maintenant que tout ça est derrière nous, je vais vous expliquer pourquoi j'ai pris un peu de retard: j'étais absorbée dans de fascinantes et nombreuses lectures.

Tout d'abord, j'ai fait dans Manu Larcenet en poursuivant avec le tome deux du Combat ordinaire et le tome un du Retour à la terre. Je dois dire que si le Retour à la terre doit être une autofiction humoristique du déménagement de Larcenet, le Combat ordinaire reprend de façon dramatique les même thèmes. Si les deux séries sont bonnes, elles sont vraiment trop semblables; les scénarios sont presque identiques!

Sinon, je me suis aussi tapé les Frustrés de Bretécher (encore très drôles aujourd'hui et probablement plus en 70). À part ça, j'ai lu le premier tome de Marshal Blueberry (que j'ai trouvé vachement raciste et dégueulasse envers la Autochtones américains. Ça m'a rappelé pourquoi je n'ai jamais aimé les Western). J'ai aussi sauté dans une anthologie des meilleures aventures du Spirit de Will Eisner (j'ai beaucoup aimé les femmes telles que P'gell, Satin ou Sand Saref dans leurs rôles de méchantes). Enfin, j'ai lu La Marque du Chat de Geluck. Pour ce qui est de ces caricatures belges, je dois dire "chapeau!". L'humour subtil, les jeux de mots, c'est vraiment du grand art.

Présentement, je lis From Hell d'Alan Moore (ce livre est un vraie brique!), Louis Riel: a Comic Strip Biogragphy de Chester Brown. Ce livre publié chez l'éditeur montréalais Drawn and Quaterly est une vraie trouvaille. Perso, j'ai toujours étudié la vie de Louis Riel dans un cadre scolaire canadien-français et je trouve intéressant de lire un ouvrage canadien-anglais sur le sujet puisque le mythique homme reste toujours un personnage historique controversé ainsi qu'un sujet de querelles entre francophones et anglophones du Canada. À date, je suis soulagée de voir que Brown sympathise avec Riel. Mais bon, il y a encore des organistes aujourd'hui.

J'ai également réussi à mettre la mains sur le 200ième Psikopat.


Mais la vraie raison du délais est que j'ai succombé à l'oeuvre de Trondheim. Je connaissais surtout Trondheim de nom et il m'arrivait parfois de passer sur son blog, Les petits riens. J'ai d'abord débuté avec Les aventures de Lapinot en lisant Slaloms, La vie comme elle vient et L'Accélérateur atomique. Je voulais lire Lapinot et les carottes de Patagonie, ce monstre de 500 pages publié par l'Association, mais il est introuvable ici. Néamoins, j'ai compris le principe en lisant les autres tomes.

Les critiques de bande dessinée ont particulièrement apprécié La vie comme elle vient. Les Inrocks ont clamé que Trondheim était l'un des rares auteurs à avoir eu le courage de tuer son personnage fétiche (désolée si je dévoile l'intrigue). Mais mon coup de coeur à moi reste L'Accélérateur atomique, cet hommage magnifique à Spirou et Fantasio. On y retrouve tous les bons éléments d'un Spirou: un méchant un peu mélo, un scientifique fou, une machine révolutionnaire et dangereuse, des clins d'oeil à Gaston Lagaffe et au fantacoptère. Je dirais même que le scénario est très près des albums de l'époque Nic/Cauvin de la série. Mais, en même temps, Trondheim en profite pour y insérer son humour si particulier. Mon moment préféré de l'album: "Lapinot: Pourquoi avez-vous des yeux diaboliques? - Le méchant: "Diaboliques? Ma mère a les mêmes!" *lui montre une photo dans son portefeuille*).

J'ai également lu et aimé le tome un des Petits riens, livre où l'humour étrange et absurde de Trondheim est exploité à fond. C'est à la fois autodérisoire et subtil. J'aime bien.

Finalement, j'ai lu Île Bourbon 1730, un roman graphique un peu plus dense. Trondheim a illustré ce livre d'après un scénario d'Apollo. À la fois roman d'aventure et de pirates et manifeste anticolonialisme, c'est sans doute son meilleur bouquin. C'est profond et poignant mais ça réussit en même temps à faire appel à l'imaginaire littéraire en rappelant Daniel Dafoe ou Robert Louis Stevenson (et plus récemment, les aventures de Jack Sparrow).

Sinon, je vais à la biblio demain afin de récupérer le premier tome la triologie A contract with God d'Eisner.



vendredi 1 août 2008

Tagada tagada....

Avis à tous les pieds-tendres, coyotes à foie jaune et visages pâles, mon p'tit doigt me dit que Lucky Luke sera de retour très bientôt. Après le sortie du film d'animation Tous à l'Ouest dans les salles de cinéma, nous pouvons nous attendre à un nouvel opus du cowboy solitaire, le troisième d'Achdé et de Gerra. Achdé annonce sur son blog qu'on peut s'attendre à tout ça pour décembre. (Pour Noël, ce serait trop la joie de tenir entre les mains le dernier album du meilleur western de tous les temps).

Pour lire un extrait sur le blog de l'auteur: cliquez ici.

Pour lire la brève à ce sujet sur ActuaBD.com: cliquez ici.

Pour vous remémorer de chouettes souvenirs en regardant le générique d'ouverture des aventures de Lucky Luke, eh ben, regardez plus bas!


D'abord, le générique "classique", celui de la série que l'on a tous regardé pendant les années 90:




Et pour les plus jeunes, le générique des nouvelles aventures de Lucky Luke, la série remise au goût du jour et qui est en rediffusion présentement sur toutes les bonnes chaînes:




>>> Edit: Comme par hasard, je viens de trouver ceci chez Chapters.


lundi 28 juillet 2008

Lire ou ne pas lire?

Pour tenir un blog de bande dessinée, il faut trouver le juste milieu entre lire et écrire. Je m'explique: si on lit trop peu, on n'a rien à dire sur son blog. Mais si on lit trop, on n'a pas le temps d'écrire. Et, en ce qui me concerne, j'ai passé les derniers jours à trop lire et à trop peu bloguer.

Mais qu'est-ce que j'ai donc pu lire? Eh bien, avant de commencer, si ce n'est pas déjà fait, servez vous du café et asseyez vous dans un siège confortable. Je vous aurai averti.

J'ai d'abord commencé par me taper...accrochez-vous bien...les 20 premiers numéros de Dragon Ball. J'ai donc suivi les aventures de Sangoku depuis sa rencontre avec Bulma jusqu'au premier combat avec le méchant Saïen Végéta. Ça ne paraît rien comme ça mais je me suis quand même tapé la moitié de la série! Et je dois dire que même si c'est pour les enfants et que ça date des années 1990, je suis vraiment restée accro.



De même, pour rester dans la thématique manga, j'ai lu le premier tome de Rave Master (et c'était la première fois que je lisais de droite à gauche. Je dois dire que c'est assez demandant au début.)



J'ai également Lady Snowblood sur ma table de chevet. Je vais le commencer bientôt. Il s'agit du manga qui a inspiré Quentin Tarantino dans Kill Bill (un de mes films préférés). Le personnage d'O-Ren Ishii est censée être un personnage hommage à Lady Snowblood.



Sinon, je me suis mise à lire tous les livres que j'avais honte de n'avoir jamais lus. Du coup, je me suis tapé le premier numéro du chat du rabbin de Joann Sfar et le premier numéro du Combat ordinaire de Manu Larcenet. Pour Larcenet, c'était bien. Simple mais bien. Cependant, je dois dire que pour Sfar, j'ai été un peu déçue. Tout le monde semble dire qu'il s'agit de L'ALBUM à lire mais finalement, c'était pas si extraordinaire que ça. J'ai également Rubrique-à-braque de Gotlib, le premier tome de Lapinot de Trondheim et le premier tome de l'Incal de Moebius/Jodorowski de commandés.
















Je me fais aussi une petite virée Alan Moore. Je viens de terminer The League of Extraordinary Gentlemen et j'attends mes copies de From Hell et de Watchmen. J'aime beaucoup comment Moore reprend tous ces personnages de la littérature anglaise et française ainsi que tous ces clins d'oeil, tous ces jeux d'intertextualité. Il me semble qu'il tisse vraiment une certaine mythologie.








Je lis également toujours Le procès de Kafka, un article de périodique scientifique sur la République de Venise, le dernier numéro de Casemate, le dernier Psikopat et le dernier numéro de Zoo le Mag (disponible gratuitement en ligne).

Aussi, comme le Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, tient présentement une expo estivale spéciale consacrée à la peinture des années 30 intitulée La fabrique de l'Homme nouveau (une expo vraiment trop géniale) et que je raffole de surréalisme, j'en ai profité pour acheté un livre sur Dali et un livre sur De Chirico à librairie du musée. J'ai fini le Dali. Je décortique le De Chirico. Je recommande l'exposition à tous.
Ah oui, j'ai aussi acheté Le Bourgeois-Gentilhomme de Molière et Huis Clos de Sartre dans une bouquinerie. On verra ce que ça va donner.

dimanche 20 juillet 2008

Le retour de l'héritier

Mesdames et Messieurs de Wall Street, vous avez sans doute aussi hâte que moi au prochain opus de la méga série Largo Winch (oui, j'assume mon penchant pour cette série grand public). Eh bien, le site de Largo Winch annonce que 2008 sera "l'année Largo". Pourquoi l'année Largo? Parce que dès le 5 novembre prochain, le tome 16, La Voie et la vertu (qui, avec l'album précédent, Les Trois yeux des gardiens du Tao, composera le dernier dyptique de la série) sera en librairie dès le 5 novembre. Pour ceux qui, comme moi, habitent en Amérique du Nord, il faudra probablement attendre un mois de plus.

La bande annonce de l'album est déjà disponible sur le site officiel de la série, www.largowinch.com




D'autre part, ce sont les cousins belges qui auront la chance de lire des extraits de cet album avant tout le monde. En effet, ActuaBD.com rapportait aujourd'hui que la prépublication de certaines planches viennent de paraître dans l'hebdomadaire belge Le Vif /L'Express.

Le second happening Largo de 2008 sera bien sûr la sortie du film, qui sera en salle dès le 17 décembre (du moins, en Europe. Ça m'étonnerait que le film sorte en salle au Canada). Ceci dit, je ne suis pas déçue parce que ça ne m'apparaît pas très prometteur. (Je trouve que Largo a une sale gueule et ne ressemble pas du tout au personnage de BD). Je ne suis pas sûre que cette production ciné va rendre justice à l'univers de Van Hamme. (D'ailleurs, il me semble que l'adaptation télévisée n'avait pas été très bien reçue non plus).

La bande annonce est déjà disponible.Les détails sont postés sur le site du film, www.largowinch-lefilm.com

dimanche 13 juillet 2008

Le pire du pire

Je me sers souvent (toujours) de ce blog pour parler que trucs (bandes dessinées, films, livres, dessins animés etc) que j'aime un peu, beaucoup ou passionnément. Aujourd'hui, je vais plutôt parler de ce que je déteste.

On demande souvent aux gens quel est, selon eux, le meilleur livre/film mais on leur demande jamais quel est le pire livre/film. D'ailleurs, on se pose rarement cette question soi-même. Alors, je me suis demandé: "Quelle serait la pire bande dessinée de tous les temps? Quel serait le pire dessin animé?". Je suis arrivée, presque immédiatement, à deux réponses.

1. La pire BD:

Comme tout le monde, j'ai lu mon lot de mauvaises bandes dessinées (Bob Morane y compris) mais rien ne peut également Bazooka Joe. Pour ceux qui ne connaissent pas, Bazooka Joe est un petit strip que l'on insère dans les emballages de chewing-gum Bazooka. Cette compagnie de gomme est américaine et surtout connue en Amérique du Nord.

Chaque morceau de gomme à mâcher est vendu individuellement pour une somme d'environ 50 cents. C'est une gomme rose et sucrée qui a un mauvais goût et qui, de toute façon, ne goûte plus rien après une trentaine de secondes. Comme vous pouvez le constater, c'est vraiment un produit destiné aux enfants qui ont un ou deux dollars d'argent de poche et qui veulent s'acheter des bonbons pas chers.

Bref, chaque morceau de gomme contient également un tout petit strip d'une case ou deux mettant en vedette un personnage du nom de Bazooka Joe. Le strip étant à l'origine américaine, il traite souvent de sujets "all-american". On peut parfois y voir des trucs très patriotiques du genre des étoiles sur un fond bleu blanc rouge. Au Canada, le strip contient un texte en français et un texte anglais.

Bazooka Joe porte une casquette bleue et une patch sur son oeil, histoire de le rendre facilement reconnaissable. Il existe depuis les années 1950 et évolue un peu avec le temps, histoire de rester cool. Tout ceci fait de lui une sorte de "classique" américain, une mascotte marketing facilement reconnaissable, au même titre que M. Kool-Aid ou le lutin des Lucky Charms.

Les blagues de Bazooka Joe, tout comme la gomme, sont mauvaises. C'est banal, facile, pas drôle. Enfin, tout pour nous rappeler que la gomme ne coûte que 50 cents et que, de surcroît, le strip est gratuit.



2. Le pire dessin animé:

Je ne me rappelle pas du nom du pire dessin animé de tout les temps. C'était un dessin animé de 2-3 minutes qui servait d'intermède entre deux vrais dessins animés. Il jouait sur Radio-Canada vers 16h00, les jours de semaine (à l'époque où Radio-Can diffusait des dessins animés, après l'école). Je me rappelle du générique, c'était un gros bonhomme orange qui roulait en voiture et puis sa voiture tombait en morceaux peu à peu et finalement, il finissait par flotter sur un de ses pneus. L'émission était mal dessinée et en plus, c'était une émission muette où les personnages ne parlaient pas. L'émission portait avait pour titre le nom (anglais) du personnage (c'était Owen, ou Oswald ou quelque chose comme ça).

Ceci dit, en ce qui me concerne, le dessin animé que j'ai toujours le plus détesté est "La princesse Sissi" un truc de filles hyper nunuches où il n'est que question d'amour et de princes charmants. D'ailleurs, la chanson d'ouverture est archi-nulle. (moi qui aime les générique d'ouverture excitant, du genre Tintin). EN plus, ce dessin animé jouait le samedi matin sur Radio-Can tout juste avant une de mes émissions préférées (ce devait être Iznogoud ou bien Quack en vrac). Bref, je décerne le prix citron à la Princess Sissi.

Alors je vous laisse sur ce générique d'ouverture de la mort qui vous transmettra parfaitement tout mon mépris pour cette série.